Mokhtar Samba, un nom prédestiné pour ce batteur autodidacte qui a joué avec les plus grands : Souad Massi, Salif Keita, Carlinhos Brown, Youssou N’Dour, Jean-Luc Ponty, Alpha Blondy, Richard Bona, Manu Dibango, Carlos Santana et Joe Zawinul. Il était accompagné de deux musiciens brésiliens, le jeune et talentueux percussionniste Natalino Neto et le non moins brillant pianiste Leonardo Montana. Le contrebassiste Nicolas Moreau venait compléter ce quartet. Au programme, standards de Jazz, Coltrane, Monk, Miles Davis revisités avec une touche africaine; mais aussi des morceaux du chanteur et guitariste brésilien Milton Nascimento et des compositions de Mokhtar dont notamment une dédiée à un ami musicien disparu qui s'achevait brutalement, ou plutôt n'avait pas de fin. La salle, sous le charme des rythmes métissés, s'est même transformée en chorale sous la baguette bienveillante de Mokhtar. Aux morceaux joués de manière énergique et enlevée succéda une mélodie sucrée pour laquelle Mokhtar confessa avoir une petite faiblesse, même s'il reconnut que l'histoire reposait sur une supercherie «Some day my Prince will come», encore que... Le concert s'acheva sur un rythme endiablé, bref que du bonheur dans une ambiance chaleureuse.